Rapatriement de mes précédents articles ^^

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Dimanche 14 Octobre 2007
14/10/2007 20:09

Dimanche 14 Octobre 2007


Coucou à tous !

J'espère que vous avez passé un bon dimanche ! Pour ma part, je dirais que cette journée a tout d'abord été particulièrement... plate. Je me suis levée vers 8h30, j'ai un peu regardé la télé et j'ai pris mon ptit déj. Ensuite, je me suis décidée à {enfin} faire le ménage dans mon studio et à ranger mes cours. Rien de très excitant, on est bien d'accord.

En écoutant la dernière chanson d'Akon, je me suis à nouveau mise à déprimer (on ne change pas une équipe qui gagne =/)
Sorry, you can put the blame on me. Je me suis reconnue dans certaines phrases et c'est ça justement qui m'a fait mal. Oui, je vous demande pardon, à tous. Je sais que c'est trop tard, mais bon...

Je n'avais pas particulièrement envie de manger à midi. Je n'arrêtais pas de repousser l'heure du déjeuner avant de finalement comprendre qu'à ce rythme-là, j'allais tout simplement finir par ne pas le prendre. Je me connais bien : si je recommence à sauter des repas, alors je replonge tête la première dans l'anorexie restrictive. Je n'ai donc pas le choix, il faut que je me force. J'ai voulu vomir mon repas... Ca faisait longtemps.
Je ne l'ai pas fait. Ce geste serait trop lourd de signification. Replonger, jeûner, criser, déprimer, prendre des laxatifs. J'ai vécu l'enfer l'année passée. Je sais bien, c'est moi qui l'ai voulu ainsi mais voilà, je ne suis pas prête à reprendre ce risque. Je n'allais plus en cours, j'avais continuellement froid, je ne mangeais plus rien du tout.
Pour tout vous dire, à la fin, je ne perdais même plus rien sur la balance. J'avais tellement maltraité mon corps qu'il commençait doucement à se rebeller si bien qu'en jeûnant, il m'arrivait même de prendre du poids. Combien de fois n'ai-je pas failli jeter ma balance par la fenêtre ! Je ne l'ai pas fait, of course, je tiens trop à elle pour ça. Si c'est pas pathétique...

Demain, nouvelle semaine de cours, perspective peu enthousiasmante. J'ai peur d'avoir échoué à mon test de grec, peur d'avoir répondu à côté de la plaque. Ce n'est probablement pas le cas mais voilà, je suis une naturelle angoisée de la vie.

J'ai aussi eu un appel de Liyanna, ma grande copine d'Internet ! On en a vécu des aventures ensemble, entre nos blogs supprimés, nos forums et nos conversations msn. C'est bien simple, nous sommes restées plus de trois heures à refaire le monde ! Heureusement que c'est compris dans ton tarif, hein ma belle ^^ Merci en tout cas pour ces précieux instants, ils comptent beaucoup pour moi.
Je réalise que la communauté me manque beaucoup. Pas le côte "aidons-nous à maigrir", mais juste le fait d'avoir quelqu'un à qui parler, des gens qui vivent la même chose que nous. Y a pas à dire, ça m'a aidé à ne pas faire de connerie l'année passée. Je suis mélancolique de cette période de ma vie. Je me plaignais déjà, bien sûr, mais je me rends compte que je n'étais pas si malheureuse que ça.

J'avais ma famille, mes quelques amis de terminale, et mon coup de foudre virtuel T.
Maintenant, je n'ai plus personne. C'est ma faute, over and over again.

I'm sorry for the things I've done to you
I'm sorry for the things I've pushed you through

I'm sorry for the things that I didn't say

If I can't apologize for being wrong...
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# Posté le lundi 15 octobre 2007 13:45

Rapatriement de mes précédents articles ^^

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Coucou à tous et toutes !

Aujourd'hui, pour changer un peu, je ne me sens pas très bien. J'ai passé une bonne nuit, c'est déjà ça, mais chaque fois que je me réveille, je ressens une douleur particulièrement désagréable au niveau du ventre. Non, ce n'est pas physique. Ce ne sont que les remords qui sont en train de me pourir la vie et, honnêtement, c'est bien fait pour moi.

J'ai encore perdu 100 grammes et je m'en fous. Tant pis, j'en ai marre. Je n'y arrive pas, c'est trop dur. Pourtant, j'aimerais vraiment m'en sortir, mais comment faire ? C'est ma faute, j'en suis parfaitement consciente. Si je n'avais pas été aussi mauvaise, ma famille serait encore là, près de moi pour m'aider.
J'ai la fâcheuse tendance de détruire tout ce que les gens essayent de construire autour de moi. Un véritable danger public. Je devrais peut-être continuer à me faire suivre sur le plan psychologique. J'ai la désagréable impression qu'à ce régime-là (sans mauvais jeu de mots) je serai rééxpédiée à la Ramée dans un mois au grand maximum/

Je n'ai plus envie de rien faire. Juste pleurer, et attendre. Je voudrais me faire engloutir toute entière par la honte que je ressens, me noyer dans cet océan de larmes qui coule chaque jour. Je ne veux pas de la pitié des gens, il faut que je garde la tête haute. Ils ont tous tant fait pour moi, dans ma famille et à l'école. Je n'ai pas le droit de replonger. Et puis, au-delà de ça, l'anorexie est encore et toujours une maladie difficilement compréhensible pour notre entourage. A la première hospitalisation, tout le monde s'inquiète, tout le monde prend soin de vous. Mais une fois que vous en êtes sortie, il faut chercher un autre moyen que s'affamer pour leur faire comprendre que ça ne va pas.

Mais pourquoi, bordel, pourquoi n'ai-je pas le courage d'y mettre un terme ??? Il ne me reste qu'une ridicule petite plaquette de XanaX et c'est tout. Même pas de quoi me plonger dans le coma. Au mieux, ils me feront dormir quelques heures et lorsque je me réveillerai, ce sera avec la douloureuse pensée qu'une fois encore, je ne suis pas parvenue à mes fins.
Je voudrais en parler à C mais j'y arrive pas. Il encaisse trop avec moi. Parfois, je me dis que pour son bien-être, il ferait mieux de ne plus chercher à me joindre. Je vais finir par le démolir, comme je l'ai fait avec ses parents. Je voudrais retourner en arrière, mais c'est impossible. J'en peux plus. Il me faut quelque chose, des médocs, je ne sais pas... je n'ai pas le courage de m'ouvrir les veines, je déteste trop la vue du sang pour ça. Pas la force de me jeter en-dessous d'un train non plus. Je pourrais m'enfuir et attendre de crever de froid en hiver, mais là encore, douée comme je le suis, je risque de me faire retrouver au bout de 24 heures et d'en plus, passer pour la lâche qui ne parvient pas à prendre ses responsabilités.

Partir. Oui, mais où ? Prendre l'Eurostar direction Londres et ne plus jamais revenir. J'y pense parfois. Refaire ma vie le plus loin possible, là où je ne pourrai plus jamais faire de mal aux gens que j'aime. C'est ça où me foutre en l'air par l'anorexie. Ou encore prendre les boîtes de médocs que je n'ai pas. Génial.

Ne mange plus rien et attends.

Ah ben oui tiens, pourquoi pas ? A mon poids, ça ne devrait pas durer des masses. Ouais, c'est ça. Comme si tu en étais capable. Pauvre conne, espèce de sous-merde sans volonté. Tu mérites de croupir six pieds sous terre, tu mérites de te faire arracher le coeur comme tu l'as fait aux autres.
Parfois, je suis dans un bus ou même dans une voiture et je croise les doigts pour qu'il y ait un accident. Pas de blessés, une morte. Moi. Ca n'arrivera jamais. Puisque je n'ai pas le courage d'y remédier moi-même à la manière forte, il va falloir que j'attende que le destin me règle mon compte. Qu'il ne tarde pas trop, j'en ai marre.

# Posté le lundi 15 octobre 2007 13:44

Rapatriement de mes précédents articles ^^

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Bonsoir à tous !

Déjà, je voudrais remercier Groseille pour sa gentillesse et pour son soutien. Ca me fait énormément plaisir, tout comme les nombreux commentaires que vous m'avez tous laissés ! Ca fait du bien d'être un peu entendue.

Vous savez, je ne sais pas si j'en mérite autant. Je n'ai pas une très haute estime de moi-même, surtout pas après tout ce qui s'est passé. Comment faites-vous pour ne pas me juger plus sévèrement ? C'est vrai, j'étais sans doute très malade, mais ça ne change rien à la peine et au mal que j'ai fait à me proches =/

Je continue à perdre du poids, ça m'agace. Je me dis que c'est sûrement parce que je ne mange pas assez, peut-être que je ne suis toujours pas en mesure de pouvoir objectivement qualifier une certaine quantité de nourriture. Peut-être que ce qui me semble énorme à moi est en fait peu ou tout du moins complètement normal ? Je ne sais pas, mais je suis inquiète. Inquiète parce que je ne veux pas retourner à l'hôpital. Dans un certain sens, je n'ai pas vraiment peur de ce qui pourrait m'arriver si je continuais à maigrir. D'accord, j'ai peur d'avoir froid mais c'est tout. J'ai bien plus peur de rater ma dernière année.

Parfois, je me dis que je ne suis rien d'autre qu'un esprit coincé dans une enveloppe corporelle qui ne lui correspond pas. Au lieu d'apprendre à composer avec lui, il a décidé de le détruire, tout simplement. Au bout du compte, il sera enfin libéré de sa prison et pourra enfin connaître la paix intérieure. C'est bizarre, je sais.

C est toujours aussi gentil avec moi et ça me met tellement mal à l'aise. Comment fait-il pour ne pas exploser, pour ne me faire aucun reproche ? C'est vrai que la maladie m'a appris à ne jamais juger le comportement des autres, mais c'est bien justement parce que je suis déjà passée par là. C, lui, fait preuve d'empathie alors que justement il n'a jamais pu comprendre cette manie que j'avais de me pourir la vie. Il a mûri en deux mois, c'est dingue !

Je suis retournée à la Ramée, aujourd'hui, pour faire un petit coucou à mes amies, tout particulièrement ma petite Sab. Je l'adore, cette fille. Sab est ano, tout comme moi, sauf qu'elle est une patiente bien moins difficile ! En fait, en centre, elle mange de tout en quantité raisonnable. C'est une fois dehors que ça dérape. Elle en est à sa troisième hospitalisation, j'espère que cette fois sera la bonne !

J'ai envie de frites mais c'est un aliment qui me fait encore un peu peur. Dans le passé, frites étaient égales à crises de boulimie. Au pire, il m'arrivait d'acheter trois grands paquets et de les terminer en moins d'un quart d'heure. J'ai du mal à me dire qu'un seul est amplement suffisant. Enfin, on verra bien demain ^^

Je vous souhaite de passer une bonne soirée, gros bisous !
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# Posté le lundi 15 octobre 2007 13:43

Rapatriement de mes précédents articles ^^

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J y'suis enfin allée ! C'est pas trop tôt... mon premier jour complet à l'école depuis plus d'un mois.
Ce matin, j'étais horriblement fatiguée {comme d'hab} mais j'ai pris le taureau par les cornes et je me suis levée.
J'avais une interrogation à passer en grec, je crois que ça a plutôt bien été... je touche du bois !

Une fille de ma classe m'a fait par informatique une très jolie page de garde pour mon cours de néerlandais... ça m'a touchée, surtout que ce n'est pas quelqu'un à qui je parle beaucoup, habituellement. Je suis vraiment mal à l'aise devant tous ces témoignages d'affection et d'intérêt. Je ne sais pas trop comment l'expliquer, j'ai le sentiment que, quoi qu'il arrive, je ne pourrai jamais leur rendre la pareille.

Ce midi, j'ai pensé à beaucoup de choses. Je les ai écrites et je m'aperçois que c'est encore très confus dans ma petite tête. Je veux absolument me sortir des TCA, c'est un véritable enfer{message d'avertissement à toutes les pro-ana, moi aussi j'étais en plein dedans au début !} mais parfois... c'est un petit peu difficile. Voilà, je vous retranscris ici mes écrits :

C'est bizarre, la vie. Parfois, je me dis qu'il y a plusieurs facteurs qui font que je suis toujours là à l'heure actuelle :
- Je suis trop lâche pour mettre fin à mes jours.
- Je ne veux plus faire de mal aux gens qui m'aiment.
- J'ai peur de la mort, même si j'ai joué avec elle pendant plus d'un an.
- Peut-être {à vérifier} qu'une part de moi a toujours envie de vivre.
J'étais heureuse, hier soir, lorsque j'ai eu mon cousin C au téléphone. Mais c'est justement dans ces moments-là que je ne peux pas m'empêcher de me sentir coupable par rapport à tout ce qui s'est passé. Je viens juste de m'en rendre compte : l'anorexie n'était rien d'autre que le seul moyen que j'avais à ma disposition de lâche trouillarde de me faire du mal, mentalement et physiquement. Je ne veux pas replonger, pas après ces trois mois à l'hopital, et de toute façon, ça ne changera rien. Je n'ai pas vraiment faim mais je me force à manger. Exactement le contraire de ce qui se passait en France. Je crevais de faim, mais je ne pouvais pas supporter l'idée de me nourrir. Dans tous les cas, c'était une punition.
Comme je l'ai dit, je mange {raisonnablement} mais je mange très lentement. Plus d'une demi-heure pour finir un sandwich au thon ! C'est dingue, quand même.
Quand est-ce que je vais arrêter de me faire du mal ? Quand j'arriverai à me pardonner pour l'histoire du blog, pour l'état physique et mental de mon arrière-grand-mère et pour tout ce que j'ai fait subir à ma famille.
C'est pas demain la veille.

Comme vous pouvez le voir, je pense à de drôles de choses lorsque je suis seule. Ce sont des pensées un peu morbides, je suis d'accord, mais j'essaye de les analyser et je me rends compte d'un truc quand même important : mon envie de ne pas replonger. C'est quand même positif, non ?

Voilà, je pense que c'est tout. J'espère bien qu'un jour, je vous concocterai un petit article bien joyeux où je serai fière de pouvoir vous annoncer que désormais l'anorexie, la boulimie et la dépression, c'est bel et bien terminé !

# Posté le lundi 15 octobre 2007 13:41

Rapatriement de mes précédents articles ^^

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Je ne me sens pas très bien cet après-midi. Des idées noires que je ne parviens pas à occulter, des larmes que je ne peux plus retenir. Je les laisse couler, elles lavent en partie la honte qui se lit sur mon visage.

Aujourd'hui, mon cousin C est venu me voir. Il m'a tellement manqué ! Je sais même pas si j'ai mérité ça, moi qui ai été tellement horrible avec lui ces derniers mois. Il voulait tout simplement prendre de mes nouvelles, et on s'est retrouvés à parler comme au bon vieux temps. Sauf que c'est fini... forcément, rien ne sera plus jamais pareil.
Le monstre que je suis a réussi à briser la cellule familiale qu'ils avaient instaurée autour de moi. Vous voulez savoir ce qu'elle a fait de si horrible, la gentille Kariana ?

Elle a gâché toutes leurs vacances. De un, de par son mutisme absolu, son refus de se nourrir et son mal-être palpable. Je m'en rends compte maintenant, j'ai passé ces quinze jours à tirer la tronche. Ca a dû être l'enfer pour eux. D'accord, je peux me chercher des excuses, c'est vrai je ne mangeais plus, je crevais de faim, j'étais fatiguée, faible et en sous-poids important. Mais ça ne justifie rien du tout. Au mieux, ça pourrait répondre à certaines de leurs questions.

C'est pas tout, le meilleur {disons le pire} est encore à venir.

Pendant 15 jours, j'ai crevé la dalle. J'ai été à plusieurs reprises sur le point de faire une crise de boulimie et c'était justement ce que je voulais éviter à tout prix. Je savais que si je cédais une fois, j'allais recommencer tous les jours et prendre une bonne dizaine de kilos. A l'époque, pour moi, c'était tout à fait inconcevable. Alors, pour évacuer cette "faim de vivre", cette blessure béante, j'ai pris un carnet et je m'en suis servi comme exultoire. J'y ai écrit des choses horribles, des choses que je n'oserais aujourd'hui même pas vous répéter.

Oui, ma famille, celle qui m'aidait et qui tentait de faire de son mieux pour que je m'en sorte, s'est fait rabaisser et insulter.
Quand j'ai faim, je suis prise de poussées de haine absolument incontrôlables et ils s'en sont pris plein la figure. J'avais tellement honte, une fois que la crise était passée... je me sentais plus calme, certes, mais pas moins honteuse. Alors, ces putains de feuilles, je les ai déchirées et je les ai cachées. Mais ils les ont quand même trouvées.

A présent, soit près de trois mois après les faits, je me rends compte combien ça a dû être horrible pour eux. J'ai foutu tout leur été en l'air. C'est tellement moi, ça. Je suis une salope égoïste et méchante par-dessus le marché. Les gens devraient me faire payer tout le mal que j'ai fait. Je ne mériterais pas mieux.

Je me déteste, je me déteste, je me déteste. Maintenant, au moins, vous savez quel genre de fille je suis. Je n'ai aucune excuse. Je peux juste tenter d'expliquer, même si c'est pathétique au possible.

Si vous saviez combien j'ai honte. C'est trop tard, je le sais bien. J'aimerais tant leur dire pardon, mais je suis trop lâche. Ils auraient bien raison de me claquer la porte au nez.

Je me hais

# Posté le lundi 15 octobre 2007 13:30