Mardi 13 Novembre 2007

Mardi 13 Novembre 2007
Coucou les puces !

Avant toute chose, je tenais à vous remercier {une fois n'est pas coutume} pour votre soutien, votre gentillesse et vos gentils petits commentaires. Vraiment, ça compte énormément pour moi. L'anorexie, c'est pas forcément quelque chose dont j'arrive à parler librement avec ma famille et mes amis les plus proches, alors ça fait du bien de pouvoir trouver un peu de réconfort sur la toile.

Je ne suis pas venue de la semaine, un peu perdue dans mes nombreuses réflexions. Sur mon dernier article, je vous affirmais ma volonté de guérir et mon envie de laisser toute cette merde derrière moi. De ce côté-là, ça n'a pas changé. L'anorexie a pris presque deux années de ma vie et je ne peux décemment pas la laisser continuer. Même si je l'ai probablement laissé s'installer un peu involontairement, j'ai très rapidement perdu le contrôle de la situation, jusqu'à m'interdire de boire de peur de voir mon poids fluctuer sur la balance =/

J'ai donc pris une semaine "sabbatique" pour réfléchir. Evidemment, mon entourage a fini par s'inquiéter. Mon oncle A, parti en vacances, a eu le plaisir de retrouver des messages alarmés de mon école à son retour.
Nous avons eu une longue discussion téléphonique, lui et moi. J'ai enfin compris que tout cela le faisait terriblement souffrir. Il a mal de me voir mourir à petit feu et de ne pouvoir rien y faire. C'est vrai qu'on ne soigne pas les Tcas à coup d'antibiotiques, ce serait trop facile. Il faut que le malade (oui, je le répète haut et fort, l'anorexie et la boulimie sont de graves maladies qui peuvent conduire à la mort) accepte de laisser derrière lui ce qui l'a plongé dans les troubles alimentaires en premier lieu. Ce n'est pas facile. Je ne sais même pas si ça a un quelconque rapport avec ce que les autres appellent la fameuse "volonté". Si c'était tellement évident, si cela ne tenait qu'à nous, je doute qu'il y ait beaucoup de Tcaiennes de par le monde !
Bref, mon oncle A m'a décroché un rendez-vous chez le psychiatre qui me suivait à la Ramée. D'après ce qu'il m'a dit, ça n'a pas du tout été une surprise pour ce cher docteur. Il savait que je buvais pour trafiquer mes pesées, il savait que je sortais pour mieux replonger et que j'étais très loin d'être guérie. Seulement, et c'est là que j'apprécie le plus cet homme, c'est qu'il avait compris, après quelques dizaines d'années de pratique, qu'on ne guérit pas une anorexique qui ne veut pas en faire la démarche. Me garder à la Ramée alors que je n'y étais pas pour les bonnes raisons ne servait strictement à rien, si ce n'était à me braquer encore plus. Il m'avait donc laissé sortir en me précisant au passage que la porte de la clinique restait ouverte au cas où.

Je suis allée le voir hier soir, en consultation externe. Nous avons parlé près d'une heure et il m'a demandé ce que je souhaitais faire, maintenant que j'étais, selon ses dires, tombée aussi bas.
Je lui ai expliqué que je ne souhaitais pas me faire réhospitaliser si je pouvais encore l'éviter. Je voulais m'en sortir, mais par mes propres moyens. Il a donc accepté de me laisser une dernière chance. Les cartes sont dans mes mains.

Nous nous revoyons le 26 novembre. Si d'ici là, je n'ai pas repris un peu de poids, si mon état physique et mental ne s'est pas amélioré, alors il me mettre sur la liste d'attente de l'hôpital. Il ne sait pas si je ne suis pas déjà trop loin que pour m'en sortir seule, mais enfin, il veut me faire confiance. Au passage, il m'a descolarisée jusqu'en janvier.

Je suis vraiment motivée pour m'en sortir, les puces. Ca ne va pas être facile, j'en suis tout à fait consciente, mais je veux tenter le tout pour le tout. Je veux reprendre l'école après les vacances de Noël. Je veux pouvoir remanger avec mes amis, m'acheter un paquet de frites sans culpabiliser par après, m'acheter des petits Jésus en sucre sans psychoter sur le nombre de calories, me prendre un chocolat chaud si ça me fait plaisir.

Ce soir, repas prévu avec mon parrain et ma marraine du Rotary. Premier petit challenge. Ils sont au courant de la situation et m'ont bien dit que je n'étais pas obligé de manger si je n'en avais pas envie. Et bien, je vais les étonner. Pour une fois, je veux avoir faim.

Je vous fais plein de gros bisous les filles, je passe sur vos blogs now ^^

# Posté le mardi 13 novembre 2007 05:12

Merci...

Merci...
Hier soir, j'étais mal. Je ne sais pas combien d'entre vous ont pu lire mon appel à l'aide, à part ma belle Liyanna. J'ai préféré supprimé l'article.
Je le trouvais trop violent. Trop cru. Trop extrême. J'avais l'impression d'être un peu comme toutes ces filles dont Vive les Rondes prennent les blogs en exemple pour faire passer les pro-ana pour des cinglées. Très honnêtement, lorsque je l'ai relu, j'ai eu beaucoup de mal à me reconnaître.
Aussi peut-être, une envie de me voiler la face. Pour la première fois depuis très longtemps, j'admettais enfin être malade. Très malade.

Je l'ai effacé parce que je ne voulais pas qu'on retienne ça de moi. La pauvre tâche qui se bourre de laxatifs, qui ne mange plus et dont le corps est totalement bousillé. J'aurai finalement gagné ma lutte face à la faim, voire même face à la vie, et là maintenant, je me demande ce que ça m'a apporté ? Pas grand-chose. Ce matin, je devais prendre une décision.

- Retourner à la Ramée pour sans doute m'y faire gaver. Je ne veux pas. Je ne veux pas être mise sous pression, passer des semaines enfermée sans contact avec l'extérieur, passer les fêtes de fin d'année seule avec d'autres anorexiques/dépressives. Limite, je suis presque fière de vouloir dire que je préfère grossir en mangeant des choses que j'aime, à mon rythme ! Et oui !
Sans compter le fait que je ne veux pas avoir pris un abonnement à la chaîne Star Academy pour rien et que je veux continuer à suivre Gilmore Girls tous les soirs sur Club Rtl ^^ C'est bon signe, si je commence à me préoccuper de choses aussi superficielles, non ?

- Continuer à me détruire en ne mangeant rien : quel en serait l'intérêt ? Me priver de nourriture alors que j'aime ça, refuser les sorties entre amis, me punir de choses dont je ne suis pas fière (certes) mais que je n'aurais de toute façon pas pu contrôler dans mon état physique et mental, ça servirait à quoi, à l'heure actuelle ? Maigrir, toujours maigrir, jusqu'à passer un jour la barre des 40 kilos et me retrouver sondée comme Justine ? Etre gavée comme une oie, perspective encore moins rejouissante qu'un retour à la Ramée, être sans cesse surveillée - voire même qui sait, un jour mourir de mes conneries ? J'ai dit non.

- Me reprendre en main : Oui. Parce que j'ai faim. Faim de vivre, faim de nourriture. Parce que rien n'est jamais perdu, parce que même si je ne réussis pas ma terminale du premier cours, ça ne veut pas dire que je suis une merde sans volonté. Parce qu'on ne guérit pas de l'anorexie en trois jours et un plat de frites. Parce que l'IMC 14 n'est pas vivable pour une fille de mon âge.

J'avais le choix, ce matin. Et quelque chose a fait basculer ma décision. Une lettre. Ou plutôt, devrais-je dire, un ensemble de lettres.

Liyanna... merci. Je ne sais pas quoi te dire. Merci les filles.
Vous me soutenez depuis presque un an et je tenais juste à vous dire que je vous aime. J'ai du mal à le montrer, mais c'est vrai. Notre communauté est la plus belle rencontre humaine qui me soit arrivée. Qu'on ne vienne plus jamais cracher sur les pro-ana devant moi. C'est vrai, certaines sont extrémistes.
Certaines ne sont rien d'autres que des petites gamines de merde, inconscientes et complètement superficielles qui veulent maigrir pour faire fashion et qui donnent sur certains forums que j'ai pu visiter hier, des conseils de merde (tu as mangé une tartine de Nutella ? Bois trois litres d'eau, et va au lit - la fille de 16 ans a terminé à l'hôpital -) mais d'autres sont de véritables Tcaiennes qui souffrent et qui ont malgré tout décidé d'aider les autres à s'en sortir.

Ca fait chaud au coeur...

Karma-Ana, si tu me lis, ma ptite puce. Toi aussi tu me soutiens, jour après jour. Tes commentaires me touchent beaucoup, tu sais. Je te souhaite tout le bonheur du monde, parce que tu le mérites amplement.

Merci les filles. Kariana, on va essayer de la tuer. Ou du moins, la faire redevenir Kari

# Posté le lundi 05 novembre 2007 07:05

Vendredi 2 Novembre 2007

Vendredi 2 Novembre 2007
Je me souviens, il y a près d'un an de cela... je créais mon premier blog, dans l'optique de partager mon envie de perdre un peu de poids avec d'autres jeunes filles de mon âge.
Agacée par "halte-au-pro-ana", que je trouvais intolérant et sectaire au possible, j'avais rebaptisé mon blog "nous-pro-ana" alors que je ne désirais aucunement recruter, ni même faire de la propagande. Je n'écrivais jamais mes menus journaliers. Je me contentais de raconter ma vie, de dénoncer Vive Les Rondes et leur chasse à la sorcière et de mettre de jolies images de femmes au corps parfait.
Un an plus tard, qu'est-ce qui a changé, fondamentalement ? J'ai perdu près de 15 kilos, je suis devenue complètement anorexique, j'ai perdu la majorité de mes amis, je ne vais plus en cours et je me suis mis ma famille à dos. Un bilan plus que positif, pas vrai ?
Bref, c'est pas le sujet.
Je suis allée au restaurant, ce midi, et comme prévu, j'ai bien dérapé. J'ai bouffé{désolée, mais y a pas d'autre mot} trois calamars avec de la sauce au concombre, un morceau de pain et la moitié de mes frites. Je me sens grosse, laide[/i, immonde et suintante de graisse. J'ai aussi eu la très bonne idée de prendre trois Coca-Light alors même que je sais que je fais une rétention d'eau terrible qui me fait prendre un kilo dès que j'ai le malheur de boire. Sur la balance, ça passera pas. Même si je me vide, je sais très bien que j'aurai grossi et ça va encore me miner toute la soirée.
Quand je me relis, je me trouve pathétique. Franchement, est-ce que ce sont les paroles d'une jeune femme qui vient de sortir de sa première hospitalisation ? Je me dis parfois que j'ai quitté la Ramée encore plus atteinte que lorsque je m'y suis fait admettre. Dans un sens, ça me semble logique. C'est le cas.
Mais si j'y retourne maintenant, je vais devoir passer les fêtes de fin d'année enfermée et ça me fait peur. Vous avouerez que ce n'est pas une perspective des plus réjouissantes =/ Je pourrais évidemment décider de me reprendre en main, mais là encore, je ne sais pas comment faire. Je ne sais plus du tout quoi manger, c'est dingue. J'ai mal au ventre, il est tout gonflé. C'est de ma faute. Je n'avais pas besoin de terminer mon assiette, j'étais pleine. Il a fallu que je me force. Même ma mère n'a pas terminé, et moi, la petite conne d'anorexique, je me suis empiffrée comme un gros porc. Je me dégoûte.
Mon arrière-grand-mère a de nouveau été transférée à l'hôpital. Elle s'est cassé un os et a dû se faire opérer. Quelle semaine de merde.
Je donnerais n'importe quoi pour revivre avec elle, pour qu'on soit à nouveau ensemble dans notre petit appartement du cinquième. On n'avait besoin de personne, on était heureuse. Aujourd'hui, ça me fait mal d'aller la voir, tellement elle est faible et amaigrie.
Lundi, je devrai prendre ma décision finale.
Retourner à la Ramée parce que je veux guérir.
Me prendre en main parce que je veux guérir.
Me foutre en l'air, mais je n'en aurai pas le courage.
Continuer à perdre, faire souffrir les gens autour de moi et me retrouver encore et toujours seule, chose que je cherche depuis trop longtemps.

Je sais pas. J'ai peur de l'école qui reprend lundi. Je suis larguée, je comprends plus rien. J'ai des interros de prévues, je sais même plus dans quelles branches et sur quelles matières. J'ai un livre de 300 pages à préparer pour l'oral d'une langue à laquelle je comprends quedal. Un exposé à présenter dans deux semaines sur un sujet dont je ne me rappelle même plus. Des factures médicales qui s'accumulent et dont je ne sais que faire.

Youpie. Finalement, m'intéresser à mon poids, ça me permet de pas penser au reste. C'est peut-être là d'où vient mon anorexie.

Je vous embrasse les filles, merci pour tous vos gentils commentaires.

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 11:40

Un Titre ?

Un Titre ?
Et ça continue... le poids descend, le moral est bas, le ciel est gris et il fait déjà sombre sur Bruxelles.
Tout cela me mine, me fait pleurer et me donne envie de disparaitre. C'est pathétique... Je me fais maintenant quotidiennement "aider" pour accélerer mon amaigrissement, et je n'arrive plus à réagir pour freiner tout ça. C'est tout simplement trop dur.
Je ne pèse plus que 44 kilos. Pour 1m70. Du moins, c'est ce qu'indique ma balance. Pourquoi est-ce que ça ne veut plus rien dire ? Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à réaliser que c'est maigre ? Je n'ai même plus d'objectif, je veux juste perdre, encore et toujours. Le jour où je ne maigrirai plus avec mes 500 calories quotidiennes, je ne mangerai tout simplement plus.
Ce n'est pas de la propagande, je le rappelle. J'en souffre, vous savez. Je sais, on dirait pas quand on lit mon blog vu que je ne fais rien d'autre que m'y plaindre, mais je n'arrête pas de pleurer. Cet après-midi encore, je suis restée une heure dans un supermarché à me balader devant les rayons de bouffe. Je palpais, tâtais, dévorais des yeux les gâteaux d'Halloween, les Saint-Nicolas en chocolat et les petits Jésus en sucre. Je donnerais n'importe quoi au monde pour pouvoir y regoûter. Je n'y arrive plus toute seule. Et j'ai tellement, tellement peur de retourner à l'hôpital.
Si seulement je pouvais retourner deux ans en arrière. Je le jure devant Dieu, je voudrais retrouver mes 68 kilos de l'époque, apprendre à m'aimer avec ce poids (qui n'était de toute façon pas si énorme), peut-être faire un peu de sport sur le côté et limiter ma consommation de boissons sucrées mais jamais au grand jamais je ne me lancerais à nouveau dans un régime comme celui qui m'a conduite tout droit à l'anorexie. J'ai gâché mes plus belles années. J'entendais encore mon cousin C me dire au téléphone l'autre jour qu'il était en train de vivre les plus chouettes instants de sa vie et ça m'a donné envie d'hurler, de crier, de m'insulter. Pourquoi est-ce que moi je n'en ai pas été capable ?
Qu'est-ce que ça pouvait bien faire, que je sois un peu rondelette ? Je voulais juste atteindre les 55 kilos, je vous le jure. Jamais je n'aurais cru que je n'aurais plus pu m'arrêter. A chaque kilo perdu, j'abaissais mon objectif, juste pour avoir un peu de marge. Je n'ai eu que bien trop tard le sentiment d'être tombée dans les Tcas. Et maintenant, je ne sais plus quoi faire. Je n'ai pas de parents pour m'obliger à me faire soigner, j'ai détruit la famille que j'avais, qui m'aimait et que je n'ai pas réussi à conserver et je suis à nouveau en décrochage scolaire. J'ai peur... Je voudrais crier A l'aide mais je ne sais même plus vers qui me tourner.
Je passe sur vos blogs les puces et je suis soulagée de voir que vos objectifs sont toujours médicalement corrects. Je ne souhaite qu'une chose : que vous ne fassiez pas comme moi. Que vous ne tombiez pas dans cette spirale infernale du "Allez, plus qu'un pour la stab
Erreur. On y croit au début, mais ça ne s'arrête jamais. On finit par se retrouver avec un IMC de 15 et des poussières et être tout à fait incapable de se regarder en face.
On finit par consommer des laxatifs quotidiennement parce qu'on n'est même pas capable de se faire vomir. On s'enferme chez soi, on ne répond plus au téléphone et on éteint le portable pour ne plus recevoir de Sms, de peur de se faire inviter à dîner. C'est pathétique. Et pourtant, c'est devenu mon quotidien.
Je vous en supplie les filles, sachez vous arrêter à temps. N'oubliez pas qu'une fille maigrissime, c'est moche. Je suis devenue moche. Les gens me regardent bizarrement dans la rue. Ils se retournent sur mon passage et ce n'est pas parce qu'ils jalousent mon corps, ça je le sais.
D'ailleurs, tout cela n'a plus du tout un but esthétique. Il s'agit d'une lutte sans faim {fin} contre moi-même. Qui gagnera, de mon corps ou de mon esprit. Je m'en fiche, à vrai dire. Je veux juste que tout ça s'arrête enfin.

Je passe demain sur vos blogs mes puces. Je vous embrasse fort.

# Posté le lundi 29 octobre 2007 12:24

Mercredi 24 Octobre 2007

Mercredi 24 Octobre 2007
Coucou les filles !

Comment ça va pour vous ? Pour ma part, je dois bien avouer que je suis vomplètement gelée ! Sans rire, je suis morte de froid. Dès que je mets un pied dehors (souvent le matin, à 6h30 pour prendre mon bus =/) je suis traversée par cet espèce de saleté de vent glacial et je me les gèle pendant dix minutes à l'arrêt, en sautillant de tous les côtés dans l'espoir de me réchauffer un peu. Je ne sais pas si c'est la même chose pour vous, ni même si la température est aussi basse en France, mais voilà, c'est tout simplement insupportable et j'ai de plus en plus de mal à sortir du lit, le matin.
Le chauffage est allumé toute la journée, pas moyen de faire autrement. A l'école, je suis collée contre le radiateur qui ne marche jamais, bien sûr. Durant les pauses, je ne mets pas le nez dehors, je sais trop bien ce qui m'attend. J'ai peur, les filles. Si j'ai déjà tellement de mal en octobre, qu'est-ce que ça va être en décembre ?

Sinon je suis quand même satisfaite : une interrogation réussie en anglais ce matin et la venue des vacances de Toussaint pour égayer un chouia mon ciel tout gris. Même si je sais que je vais probablement retourner à la Ramée (centre pour adolescents malades et ou dépressifs pour celle qui m'a posé la question ^^), je dois bien admettre que je suis soulagée.
Je ne perds pratiquement plus de poids alors que je ne mange pas grand-chose (toujours aux alentours des 600 calories par jour) J'aurais même tendance à grossir un peu =( Je sais plus du tout quoi faire. D'un autre côté, je me rends bien compte que ce n'est pas normal et que quelque chose doit être à nouveau complètement déréglé dans mon ptit corps. Mes ongles sont bleus, c'est marrant. Enfin, façon de voir les choses... Je suis supposée appeler mon psychiatre de l'hopital pour lui demander un rendez-vous de pré-admission mais je ne fais que retarder l'échéance... Je ne sais pas si je suis prête. J'ai envie de guérir, mais en ai-je la force ? Je suis aussi tellement attachée au monde des pro-ana, aux filles que j'y ai rencontré et dont je continue à suivre les histoires chaque jour sur la blogosphère que je me demande ce que je ferai, le jour où je me déciderai vraiment à guérir de mes Tcas... Aurais-je la force de continuer à encourager des filles de mon âge à ne manger que 400 calories par jour ? Bien sûr, je déconseille déjà fortement les vomissements, l'imc trop bas, le jeûne et les laxatifs, mais ça ne fait pas tout.
Je ne me sens pas en droit de vous faire la morale parce que je fais la même chose. La vérité, c'est que j'ai peur pour vous, pour moi, pour nous les puces. Dans quoi est-ce que nous sommes en train de plonger {remarquez que ça fait un bail que j'y suis, moi =/} ?
Je vous avoue que je suis perdue... les terminales de mon lycée vendent des sucreries et autres gâteaux durant l'heure de récré au profit de leur voyage d'étude. Je bave d'envie devant leur cake au chocolat et leurs crêpes/nutella, mais je ne peux pas me résoudre à en acheter. Du coup, je passe pour la grosse radine qui ne veut même pas débourser 50 centimes pour les aider =/ J'en ai marre d'être comme ça. Marre de ne pas pouvoir partager ce moment avec eux, de ne pas pouvoir me prendre une brochette de bonbons si ça me fait plaisir, un sandwich au thon si j'ai faim, un chocolat chaud si j'ai froid. C'est pathétique, quand on voit mon rapport poids/taille.

J'ai un IMC de 15 et des poussières. Je veux encore guérir. Mais j'y crois plus.
Bisous à vous.

# Posté le mercredi 24 octobre 2007 09:29